Le dimanche 4 novembre 1984, André Rousselet, ex-directeur de cabinet du Président de la République, devenu président de Canal+, ouvre l’antenne à 8h du matin, en appuyant sur un bouton en régie, permettant à ses 186 000 premiers abonnés « fondateurs » de découvrir la première chaîne à péage française privée, douze ans après la création de la troisième chaîne, qui émet 24 heures sur 24 et sept jours sur sept7.

Au contraire de HBO qui rediffuse jusqu’à 50 fois ses films dans l’année, Canal+ singularise ses programmes par la multi-diffusion limitée à six fois des films récents du cinéma international, la présence de sports peu diffusés ailleurs (boxe, basket-ball, golf…) et la prédominance du football qui deviendra son deuxième pôle d’attraction : le 9 novembre 1984, Canal+ diffuse son premier match de football, Nantes-Monaco, avec cinq caméras. Le soin apporté à la réalisation contribue à des retours positifs qui lancent la croissance des abonnements.

Le prix de l’abonnement était de 120 FRF par mois (soit 18,29 €).

Fraîchement accueillie par ses trois concurrentes publiques, la chaîne connaît des débuts difficiles, notamment en raison d’une erreur marketing : le choix d’orienter la commercialisation vers les foyers les plus favorisés vivant dans les grandes villes au lieu d’un public bien plus large et populaire. De plus, la chaîne doit exploiter une antenne de réception spécifique (VHF), l’introduction du standard SECAM amélioré (identification couleurs par ligne au lieu des trames) et exploiter la nouvelle connectique Péritélévision (introduite en 1980 sur les téléviseurs commercialisés). Ajouté à ces problèmes, le piratage de son décodeur « Discret 11 », s’étend considérablement (plus ou moins favorisé par des techniciens de Thomson et Philips).En 1985, l’annonce de la création de deux nouvelles chaînes privées gratuites, La Cinq et TV6, incite les téléspectateurs à l’attentisme et freine sérieusement les abonnements. Fin 1985, le déficit est de 330 millions de francs pour un chiffre d’affaires de 558 millions. Les abonnements redécollent alors grâce au renforcement des plages « en clair » que la chaîne aménage entre ses programmes cryptés et qui servent de vitrines pour donner un avant-goût de la chaîne aux téléspectateurs et les inciter à s’abonner.

Cette période de forte croissance marque le tournant de l’axe « populaire » et moins « parisien » de la chaîne alors que les études marketing visaient les CSP+ (Catégorie socio-professionnelle supérieure, les cadres, professions libérales) et les grandes villes, avec toute une série d’émissions et rendez-vous « accrocheurs » parmi lesquels :

un film pornographique par mois : le premier diffusé est Caligula, en juillet 1985, qui comprenait sept minutes de scènes sexuelles10.. Le second est Exhibition, le 31 août 1985
« Top 50 » présenté par Marc Toesca dès le 4 novembre 1984
« Coluche 1 faux » 1/4 h d’humour animé par Coluche à partir du 7 octobre 1985
« Surtout l’après-midi » rendez-vous musical quotidien de et par Antoine de Caunes à partir du 5 novembre 1984.
« La Maxitête », jeu d’argent animé par l’ex-cocogirl Sophie Favier et Roger Zabel, consistant à reconnaître les visages et voix de plusieurs célébrités associées en un seul visage composite à compter du 2 septembre 1985
« Tout s’achète », jeu d’argent animé par Fabrice (de RTL) et son acolyte « Fifi », consistant à proposer des billets de banques aux passants contre un objet, une action ou leurs vêtements, dès le 2 septembre 1985
« Les Affaires sont les Affaires », animé par Georges Beller et Sophie Garrel ou Gérard Hernandez avec Sophie Michaud, jeu consistant à répondre à un quiz puis à échanger un cadeau proposé avec des boîtes au contenu surprise. Diffusé à partir du 5 novembre 1984
On retrouve également à l’antenne dès son lancement le 4 novembre 1984, Patrick Poivre d’Arvor (entretiens), Christophe Dechavanne (chroniques), Alain Chabat (météo humoristique et parodies) et Michel Denisot (émission matinale 7/9). Le premier film diffusé à l’antenne le matin du 4 novembre 1984 est L’As des as, avec Jean-Paul Belmondo en vedette.

Durant cette période qui n’a rien à envier aux pratiques des concurrentes commerciales TF1 et La Cinq, Canal+ engrange un volume insuffisant d’abonnés. Toutefois avec Alain de Greef, ami de Pierre Lescure directeur de la production des débuts qui devient ensuite directeur des programmes, la création ultérieure d’émissions comme Direct (9 octobre 1985), Nulle part ailleurs (31 août 1987), la chaîne se trouve un ton et une identité constitués d’irrévérence avec Coluche 1 faux présenté par Coluche (7 octobre 1985 au 6 février 1986), puis avec Les Nuls (Objectif Nuls, 2 février 1987).

En janvier 1987, Canal+ crée sa filiale de production, Canal+ Productions, laquelle deviendra StudioCanal, l’un des premiers catalogues de films du monde ; en octobre de la même année, Canal+ lance Canal+ Magazine (rebaptisé ultérieurement « PLUS+ »), le mensuel imprimé des millions d’abonnés de la chaîne.

Le 19 décembre 1989, Canal+ peut se targuer d’avoir plus de 3 millions d’abonnés et de dégager un bénéfice de 774 millions de francs (118 millions d’euros) pour un chiffre d’affaires de 5,3 milliards de francs (808 millions d’euros).

La chaîne lance pour la première fois, sa commercialisation par satellite, en étant diffusée par TDF 1, dans la norme D2 Mac et en 16/9e. Le récepteur-décodeur DECSAT est proposé en location par Canal+ et pour la première fois, le contrôle d’accès utilise une carte à microprocesseur. En 1992, la chaîne quitte la rue Olivier de Serres dans le 15e arrondissement de Paris et investit dans un nouveau siège sur les bords de Seine dessiné par Richard Meier, dans lequel sont regroupés les services techniques, financiers et les plateaux où sont tournées les émissions. En parallèle, principalement pour lutter contre le piratage et pour le lancement du bouquet Canalsatellite, Canal+ introduit son deuxième décodeur terrestre, le Syster.

 

Source : wikipédia

 

4 Novembre : Anniversaire de Canal+
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13 septembre 201613 septembre 2016
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