L’ANTIQUITÉ : les premières cassettes (1971 – 1979)

Bien que les grandes sociétés d’électronique sentaient qu’il y avait un grand potentiel dans le marché de la vidéo domestique, ils restaient, au début des années 1970, confrontés à un dilemme important : d’une part, des machines utilisant des cassettes plutôt que des bandes (plus faciles à manipuler et plus faciles à commercialiser sous forme de support préenregistré) étaient coûteuses à fabriquer, donc accessibles à peu d’utilisateurs; d’autre part, comment convaincre des éditeurs de proposer un catalogue de programmes préenregistrés en l’absence d’un standard bien défini et alors que presque personne n’a de machines pour les lire ?

C’est pourquoi le premier système à cassette commercialisé par une grande marque fut l’U-MATIC de SONY, mais destiné essentiellement aux professionnels. Une des raisons étaient bien sûr le prix élevé, mais aussi l’absence d’un tuner interne (permettant d’enregistrer les programmes TV) et surtout la durée d’enregistrement limité à 60 minutes, trop court pour enregistrer un film complet.

Par contre, l’U-MATIC devint un standard dans le domaine “institutionnel”, c’est-à-dire pour les films industriels et à caractère éducatif. Malgré l’arrêt de la production il y a plusieurs années, l’U-MATIC (Low Band) est encore utilisé par un grand nombre d’associations à travers le monde.

SONY améliora plusieurs fois l’U-MATIC, toujours en direction des professionnels, avec le BVU (Broadcast Video Unit, en 1983) et l’U-MATIC SP (Superior Performance, en 1988), puis le remplaça par le BETACAM SP.

De son côté, JVC avait sorti à la même période ses propres machines, compatibles avec le “U-FORMAT”, sous le nom de U-VCR.

VCR 1500De son côté, PHILIPS, sortit en 1972, également pour les professionnels, son propre système, le VCR, caractérisé par son épaisse cassette carrée, dans laquelle les deux bobines étaient superposées (coaxiales), au lieu d’être côte à côte dans tous les autres systèmes.

En 1974, le VCR fut proposé au grand public. Malgré son prix, il rencontra un succès certain, notamment grâce à la présence d’un tuner, d’un modulateur (ce qui permit le raccordement facile avec un téléviseur, plutôt qu’avec un moniteur vidéo professionnel) et d’une minuterie qui permettait l’enregistrement différé.

Outre le prix, son principal défaut était la durée d’enregistrement qui plafonnait à 60 minutes. PHILIPS et GRUNDIG continuèrent donc à perfectionner le VCR et sortirent, en 1976, les machines LONG PLAY, qui portèrent la durée à 2 heures, puis 3 heures.

Tous ces progrès conduisirent à la sortie, en 1979-80, du V2000 de PHILIPS et du SVR de GRUNDIG. Malheureusement pour ces firmes européennes, l’avance de SONY, avec le BETAMAX, et surtout de JVC, avec le VHS, était trop grande et ces deux systèmes disparurent du marché assez rapidement.

Cassettes

Les différents modèles de cassette de ces premiers modèles : de gauche à droite, une VCR/VCR-LP/SVR (60 à 300 min max. suivant le système), une KCS pour les systèmes U-MATIC portables (20 min max.) et une KCA pour les U-MATIC de studio (60 min max.) A l’avant plan, une cassette MiniDV 60 min.

Source :  milestone.picsound.be

LA PRÉHISTOIRE : les systèmes à bandes (1956 – 1978)

C’est avec le développement de la télévision dans les années 1950 qu’est apparu le besoin de conserver et reproduire les émissions produites. La première solution s’apparente au kinescopage (transfert d’un signal vidéo sur une pellicule de film) : on filmait en 16mm les écrans de télévision ! Ce procédé était lent (il fallait développer les films) et ne donnait qu’une qualité très moyenne.

Il était évident qu’une conservation sur bande magnétique, comme on la connaissait pour le son, était la solution à envisager. Pour les magnétophones à bandes, les vitesses de défilement étaient standardisées : 4,75 – 9,5 – 19 – 38 et 76 cm/sec, les trois premières étant réservées aux appareils “grand public”, les vitesses supérieures au matériel de studio. La qualité de l’enregistrement magnétique étant tributaire de la vitesse de défilement de la bande, plus celle-ci est élevée, plus les nuances sonores sont bien rendues. Le principe de l’enregistrement magnétique de l’image est exactement le même que celui du son. Cependant, comme la “quantité d’information” inhérente à la composition de l’image dépasse de beaucoup celle du son, l’enregistrement d’une image doit s’effectuer à une vitesse nettement supérieure. Pour atteindre celle-ci, on procède de préférence par un mouvement “en deux temps”, consistant à déplacer la bande lentement (pour éviter son élongation, par suite des accélérations trop fortes) et à imprimer à la tête de lecture/d’enregistrement un mouvement rotatif rapide.

C’est la société américaine AMPEX qui proposa la première, en 1956 (pour des machines noir & blanc – les machines couleur furent disponibles en 1978), un système pour la télévision : le QUADRUPLEX, qui utilisait des bandes vidéo de 2 pouces de large (50,8 mm).

Le QUADRUPLEX utilisait 4 têtes d’enregistrement, disposées sur un tambour tournant (à 250 tours/min) perpendiculairement au sens de défilement de la bande. La bande défilait à 38 cm/sec, avec une vitesse d’écriture de 39,62 m/sec, et était maintenue incurvée en contact avec le tambour par de l’air comprimé. Le signal vidéo était donc inscrit verticalement sur la largeur de la bande. Lorsqu’une tête arrivait au bas de la bande, la suivante était prête au sommet pour écrire la suite du signal. Chaque tête écrivait 1/10 d’image à chaque rotation. Une piste de contrôle longitudinale reçoit d’une tête fixe, à chaque tour du tambour, une impulsion de synchronisation destinée à piloter les dispositifs d’asservissement de lecture. L’enregistrement du son pour lequel sont réservées deux pistes longitudinales s’effectue d’une manière classique par têtes magnétiques fixes.

La commutation de signal entre les têtes était le point faible de cette machine : il fallait procéder à de fréquents nettoyage et re-synchronisation des têtes, ce qui occasionnait des interruptions de programmes et l’apparition du message “INTERLUDE” ! Ces machines furent supplantées par le standard 1″ en 1980.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Système hélicoïdal

Ce problème fut résolu avec le développement de l’enregistrement hélicoïdal, toujours utilisé actuellement, où le tambour de têtes est fortement incliné par rapport à la bande. De cette façon chacune des deux têtes vidéo inscrit un champ (une image vidéo (frame) est composée de 2 champs (field), l’un composé des lignes paires, l’autre des lignes impaires) entier à chaque rotation. La commutation des têtes ayant lieu entre deux champs, la synchronisation est moins critique. Aux bords de la bande se trouvent des pistes longitudinales réservées au son (et plus tard au time code) qui est enregistré par une ou deux têtes fixes, indépendantes du tambour.

L’adoption généralisée de ce mode d’enregistrement hélicoïdal permit la conception de machines plus petites et utilisant des bandes de moins grande largeur : 1/4″ (6,35 mm) chez AKAI, 1/2″ (12,7 mm) chez SONY et 1″ (25,4 mm) pour les machines professionnelles.

Machine 1 pouce
Magnétoscope à bande de 1 pouce pour studio professionnel

Source :  milestone.picsound.be

LA SERIE SONY AV (1974 -1978)

Ces modèles vendus en Europe étaient des magnétoscopes noir & blanc (norme CCIR), à bandes de 1/2″ (12,7 mm) de large. Il existait 2 modèles “de salon” : le AV-3620CE et le AV-3670CE, qui permettait le montage video et audio par insertion, le ralenti variable et l’arrêt sur image.AV-3420 Le montage pouvait également s’effectuer de la même façon que pour les bandes lisses audio : en les coupant et les collant (avec un rubans adhésif spécial, fourni avec la machine). Un flacon d’huile spéciale était également fournie pour lubrifier, toutes les 300 heures, la roulette d’entraînement et les axes de bobines.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le modèle AV-3420CE faisait partie d’un ensemble portable (à peine plus de 10 kg !) de prise de vues (avec la caméra AVC-3450CE). Il utilisait les bandes V-60H et V-60D.

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Système d’enregistrement vidéo
2 têtes vidéo rotatives – pistes hélicoïdales
Enregistrement en modulation de fréquence
Signal vidéo
CCIR standard (noir & blanc) – 625 lignes
Résolution horizontale
plus de 300 points par ligne
Bande passante
> 3.8 MHz
Rapport signal/bruit
> 40dB
Types de bande Bandes SONY V-62, V-61, V-60H, V-60E, V-60D
Vitesse de bande
163,22 mm/sec
Durée d’enregistrement
plus de 60 minutes (avec la bande V-62)

Source :  milestone.picsound.be

LA SÉRIE AKAI VT (1974 -1978)

Entre 1974 et 1978, AKAI a commercialisé 5 modèles de magnétoscope à bandes de 1/4″ (6,35 mm) de large avant de se convertir au VHS en 1979.

VTS-150Les 3 premiers modèles étaient portables et enregistraient en noir & blanc : les VT-100S, VT-110 et VT-120S. La première machine couleur fut le VTS-150 (à gauche).

AKAI avait aussi un modèle “de salon”, le VT-700, également un modèle noir & blanc, pouvant utiliser des bandes plus longues (bobines de 7″ de diamètre).

Enfin, il exista un éphémère modèle VT-300, magnétoscope portable à cassette (de taille quasi identique aux cassettes BETAMAX et avec une bande 1/2″ de large). Il enregistrait en noir & blanc, avec une qualité d’image supérieure aux modèles VT-100/110 et VT-700. Mais ce standard ne sera disponible sur le marché qu’environ 1 an, en 1978.

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

Système d’enregistrement vidéo
2 têtes vidéo rotatives – pistes hélicoïdales
Enregistrement en modulation de fréquence
Signal vidéo
CCIR standard (noir & blanc) – 625 lignes (pour les VT-100/110/120 & VT-700)
PAL (pour le VTS-150)
Résolution horizontale
plus de 200 points par ligne (appareils noir & blanc)
plus de 230 points par ligne (VTS-150)
Rapport signal/bruit
> 40dB
Vitesse de bande
283,5 mm/sec (appareils noir & blanc)
217,97 mm/sec (VTS-150)
Durée d’enregistrement
24 minutes (appareils noir & blanc, avec VT-5)
60 minutes (VT-700, avec VT-7)

Source :  milestone.picsound.be

LE SYSTEME U-MATIC LOW BAND (1971)

 

 

 

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

Système d’enregistrement vidéo
2 têtes vidéo rotatives – pistes hélicoïdales
Enregistrement de la luminance en modulation de fréquence
Enregistrement direct de la chrominance par sous-porteuse convertie
Signal vidéo
CCIR standard & PAL
Résolution horizontale
noir & blanc : plus de 300 points par ligne
couleur : plus de 240 points par ligne

BVU (1983) : plus de 380 points par lignes

 

U-MATIC SP (1989) : plus de 500 points par lignes

Rapport signal/bruit
> 43 dB
Vitesse de bande
9,53 cm/sec
Durée d’enregistrement
60 minutes maximum
(20 minutes pour les appareils portables)
JVC a développé la même année son propre équipement “U-FORMAT”, donc compatible avec le format de SONY, sous le nom de U-VCR.

U-Matic S

Les cassettes U-MATIC utilisent une bande de 3/4″ (19,05 mm) et sont déclinées en 6 durées ou dimensions différentes : les cassettes KC ou KCA (“A” pour amélioré) sont destinées aux machines de studio, tandis que les modèles KCS sont utilisés dans les modèles portables, pour les prises de vues. Les machines de studio peuvent lire les deux tailles de cassettes sans adaptateur, comme c’est le cas pour le BETACAM et le MiniDV/DV. Il n’y eu jamais de modèles de camescope U-MATIC.

Source :  milestone.picsound.be

LE SYSTEME U-FORMAT 3/4″ (1971)

Système portable “U-FORMAT” JVC.
A droite, l’air crispé du caméraman provient vraisemblablement du poids de l’ensemble (plus de 11 kg, sans la caméra) !

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES Système d’enregistrement vidéo
2 têtes vidéo rotatives – pistes hélicoïdales
Enregistrement de la luminance en modulation de fréquence
Enregistrement direct de la chrominance par sous-porteuse convertie
Signal vidéo
CCIR standard & PAL
Résolution horizontale
noir & blanc : plus de 320 points par ligne
couleur : plus de 240 points par ligne

Rapport signal/bruit
> 45 dB
Vitesse de bande
9,53 cm/sec
Durée d’enregistrement
60 minutes maximum
(20 minutes pour les appareils portables)
CASSETTES U-VCR

Source :  milestone.picsound.be

LE SYSTÈME VCR DE PHILIPS (1972 – 1982)

Le PHILIPS N1500 fut le premier modèle VCR commercialisé en 1972, à l’usage plutôt du secteur industriel ou scolaire. Le grand public commença à l’acheter en 1974. Par rapport à son concurrent U-MATIC, le système VCR proposait des dispositifs que l’on retrouvera plus tard dans tous les magnétoscopes grand public : un tuner, pour capter et enregistrer les programmes de télévision, un modulateur, pour le raccordement facile à un téléviseur, et une minuterie pour l’enregistrement programmé (1 programme 1 jour à l’avance pour le modèle 1500). La cassette contenait une bande de 1/2″ de largeur, placée sur deux bobines concentriques, ce qui explique la forme carrée caractéristique de la cassette VCR.

La principale limitation du VCR venait de la durée d’enregistrement limitée à 60 minutes, insuffisant pour enregistrer un film de cinéma. Pour remédier à ce défaut, PHILIPS sortit en 1976 le N1700 au format VCR-Long Play, permettant d’enregistrer 2 heures sur la même bande que le VCR standard. Contrairement aux magnétoscopes actuels, il n’y avait pas de compatibilité entre les bandes enregistrées en VCR et en VCR-LP.

En utilisant des bandes plus minces – et plus fragiles – la durée du VCR est passée d’abord à 150, puis à 180 minutes.

 

 

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

Système d’enregistrement vidéo
2 têtes vidéo rotatives – pistes hélicoïdales
Signal vidéo
CCIR standard & PAL
Résolution horizontale couleur : 3,0 MHz
noir et blanc : 3,2 Hz
Rapport signal/bruit
> 40 dB
Vitesse de bande
14,29 cm/sec (série 1500)
6,56 cm/sec (série 1700)
Vitesse des têtes/bande 8,1 m/sec
Durée d’enregistrement
60 minutes (série 1500)
180 minutes (série 1700)
CASSETTES

 

 

 

 

Source :  milestone.picsound.be

LE SYSTÈME SVR DE GRUNDIG (1980)

Le dernier développement du système VCR fut proposé en 1980 par GRUNDIG avec le SUPER VIDEO RECORDER, ou SVR. Une seule machine fut commercialisée, le SVR 4004, pendant un peu plus d’un an. Le VHS ayant pratiquement déjà gagné la “guerre des systèmes” contre le BETAMAX et le V2000, le SVR n’eut aucun avenir.

En soi, il ne s’agissait pas d’une norme différente du VCR, seule une vitesse de défilement de la bande encore plus lente qui permettait jusqu’à 5 heures d’enregistrement (avec la SVC 5). Cette différence de vitesse rendait également incompatible le SVR avec les machines VCR et VCR-LP.

Ce Magnétoscope au standard SVR a été produit par GRUNDIG et utilise des K7 SVC d’une durée de 1 à 5 Heures.  Pour les régions frontalières, Secam sans télécommande, équipé d’entrée/sortie antenne, il est un magnétoscope de qualité un peu démuni (limité aux trois programmes français). Cet appareil a été modifié pour recevoir les programmes CCIR Allemand par le rajout de différents modules, plus un boîtier, à l’arrière, avec un module récepteur infrarouge pour la télécommande.

Il est bourré de composants classiques sur de très nombreuses platines et modules (15 au total) enfichées à la verticale sur une carte mère principale et le bandeau de façade. La Mécanique K7, très compliquée, est équipée de Moteurs, courroies, d’une couronne + disque de têtes énorme, d’un chemin de bande très compliquée (Plateaux dans la K7 superposés). Le tracking est à réglage manuel avec affichage sur un vu-mètre. Il y va sans dire que c’est une « Usine à Gaz » d’un poids de 15 Kg.

 

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

Système d’enregistrement vidéo
2 têtes vidéo rotatives – pistes hélicoïdales
Signal vidéo
CCIR standard & PAL
Résolution horizontale environ 3,0 MHz
Rapport signal/bruit
> 40 dB
Vitesse de bande
3,95 cm/sec
Vitesse des têtes/bande 8,21 m/sec
Piste vidéo largeur : 50 µm longueur : 164 mm
Distance entre pistes 50 µm (mesurée de centre à centre, pas d’espace intermédiaire)
Durée d’enregistrement
jusqu’à 300 minutes (avec la SVC 5)

CASSETTES

 

Source :  milestone.picsound.be

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13 septembre 201613 septembre 2016
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