Clément Ader eut semble-t-il en premier l’idée d’une diffusion binaurale, en 1881. En 1884, sept ans seulement après l’invention du téléphone, le théatrophone permettait à des auditeurs d’écouter, avec un écouteur par oreille et un micro par écouteur, la musique jouée à l’Opéra Garnier, à Paris, depuis un bâtiment voisin.

Le terme stéréophonie apparaît en France en 1924. « Elle sera pour l’oreille ce que les yeux attendent du cinéma en relief », écrit en 1930 l’ingénieur du son Georges-Clément Lévy.

En 1931 Alan Blumlein (en) conçoit en Angleterre le premier système de son binaural, avec deux canaux. Il prend un brevet pour une de prise de son par paire de micros à directivité en huit installés au même point, l’enregistrement sur une seule piste de disque avec les deux signaux à 45° de part et d’autre de la verticale, et le matriçage des signaux permet d’obtenir des signaux de somme, monophonique, et de différence gauche-droite. Tous ces principes seront à la base de la stéréophonie, telle qu’elle se développe après la Seconde Guerre mondiale.

Outre-Atlantique à la même époque les équipes des laboratoires Bell travaillent sur des systèmes multicanaux de perspective auditive. Ces travaux incluent une évaluation psychoacoustique de la localisation des sons.

À la fin des années 1930, la stéréophonie, avec d’autres qualificatifs techniques que le public est peu en mesure de comprendre, comme superhétérodyne et contre-réaction, est un argument de vente pour les récepteurs de radio ; ces appareils dirigent certaines fréquences sur des haut-parleurs orientés dans une direction différente des autres.

En 1940, les studios de Walt Disney Pictures créent et montrent en stéréophonie trois canaux plus un de contrôle le film musical Fantasia. Cependant, le système stéréophonique baptisé Fantasound exigeait une longue installation du matériel, les projecteurs ordinaires n’étant en rien compatibles avec le système, et les salles étant équipées d’un seul haut-parleur derrière l’écran. Après une tournée de démonstration dans 14 salles, Disney distribua une version monophonique qui devint celle de référence.

En 1954, le film Oklahoma ! est distribué en son magnétique 6 pistes sur 70 mm, avec le système Todd-AO.

La diffusion des électrophones remplaçant les anciens gramophones mécanique rend possible le disque microsillon, qui devient stéréophonique en 1958 suivant le système Blumlein, avec les Decca Records et Erato. Le disque est mono-compatible grâce au déphasage des canaux, les électrophones monophoniques sensibles uniquement au déplacement latéral de la pointe transcrivant ainsi la somme des canaux droite et gauche.

Les premiers enregistrements stéréophoniques sur disque microsillon ayant fait date dans la distribution au grand public furent ceux d’Antal Dorati à la toute fin des années 1950. Ce dernier enregistra l’Ouverture solennelle 1812 avec l’Orchestre symphonique de Minneapolis en 1958 puis la Victoire de Wellington avec l’Orchestre symphonique de Londres en 1960. Dans les deux œuvres, la stéréophonie permet de rendre l’effet obtenu en concert d’opposition entre les deux camps des guerres napoléoniennes. Ces deux enregistrements stéréophoniques ont été effectués par les ingénieurs du son de Philips Phonografic Industries.

Les postes périphériques Europe 1 et Radio-Luxembourg eurent l’idée dans les années 1960 d’associer leurs efforts pour créer, le temps d’une demi-journée, une émission en stéréophonie (il fallait deux postes de radio, l’un sur Europe 1 et l’autre sur Radio-Luxembourg. Parmi les animateurs de cette farce technologique (où tous les procédés de la stéréo furent déployés, à commencer par le son d’une balle de ping-pong allant et venant entre ces deux postes) se trouvaient Jean Yanne etJacques Martin.

De façon plus sérieuse, la télévision française (RTF) avait collaboré avec France IV – l’unique chaîne à modulation de fréquence qui deviendrait plus tard France Musique – pour reproduire en stéréo le son d’une œuvre de Jean Prat (musique de Jean Prodromidès), Les Perses, d’après la tragédie d’Eschyle. Le téléviseur diffusait le son frontal et le poste de radio le son arrière.

De même, dans le domaine de la musique de variété, cette expérience fut renouvelée avec un « Show Franck Pourcel » en stéréo. Ces expériences restèrent sans lendemain, le son des téléviseurs étant de qualité médiocre à l’époque, ce qui causait un déséquilibre du son (en principe Hi-Fi) du récepteur radio à modulation de fréquence. D’ailleurs, les récepteurs à modulation de fréquence étant alors très peu répandus, de nombreux spectateurs ont vu Les Perses avec le son de la télévision et celui de France IV en modulation d’amplitude sur les ondes moyennes, dont le son était bien pire – en raison des interférences et de la faible bande passante – que celui de de la télévision. Le NICAM ne viendra que bien plus tard corriger ce défaut.

Dans les années 1960, la radio devient stéréophonique sur la bande FM. Pour rester compatible avec les récepteurs existants, monophoniques, on transmet un signal monophonique dans les mêmes conditions qu’auparavant, plus un signal de différence gauche-droite (en modulation d’amplitude, plus vulnérable à de mauvaises conditions de réception) qui module une sous-porteuse à 38 khz de la principale.

La stéréphonie
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13 septembre 201613 septembre 2016
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