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France Musique prolonge « Planète Ocora » avec un concert aux voix engagées

L’émission de France Musique consacrée aux musiques traditionnelles prend une nouvelle fois le chemin de la scène. Cette deuxième partie, enregistrée en public à la Maison de la radio, réunit Maaar, Noemi Gasparini et Serr-Sere autour de chants venus de plusieurs territoires et d’un répertoire où la dimension sociale occupe une place centrale.

France Musique prolonge « Planète Ocora » avec un concert aux voix engagées
©Illustration IA Hélène Pastourel / telesatmedias.com

France Musique poursuit son exploration des musiques traditionnelles avec une nouvelle édition de Planète Ocora enregistrée en public. Diffusée samedi 31 octobre 2026, cette deuxième partie de concert déplace le magazine hors du seul cadre de l’antenne pour faire entendre, dans le studio 105 de la Maison de la radio, des formations dont les répertoires relient pratiques régionales, mémoires collectives et réalités sociales.

Une émission pensée pour faire circuler les traditions

Planète Ocora est présenté comme un rendez-vous consacré aux musiques traditionnelles et régionales. Pour cette nouvelle captation, France Musique rassemble plusieurs univers qui ne se répondent pas par leur origine géographique, mais par la place accordée à la voix, au collectif et à la transmission. Le programme fait ainsi voyager l’auditeur de l’Amérique latine à la Syrie, avec un détour par la Bretagne.

Le trio vocal Maaar occupe une place centrale dans cette rencontre. Les trois musiciennes mêlent des chants de bergères bretonnes à ceux de travailleuses vénézuéliennes. Leur interprétation s’appuie aussi sur le rythme produit par les mains frappant une table, un geste que les artistes rapprochent du travail des boulangères. La performance ne sépare donc pas la matière musicale des gestes et des activités qui l’ont nourrie.

« Des gestes de boulangères »

Cette formule, employée sur scène par les membres de Maaar, résume l’un des axes de l’enregistrement : faire entendre le lien entre les chants et les expériences collectives qu’ils portent. Le concert prend également une tonalité politique lorsque le trio exprime son soutien aux mobilisations sociales récentes en France, dans le sillage des lycéens. France Musique propose ainsi une émission où le commentaire social apparaît à travers les paroles, les gestes et les prises de position des artistes, sans dissocier cet aspect de leur travail musical.

Trois formations réunies dans le studio 105

À côté de Maaar, l’enregistrement accueille Noemi Gasparini, artiste italo-mexicaine, ainsi que Serr-Sere, un septuor réunissant des influences occitanes, syriennes et égyptiennes. Cette composition donne à l’émission une amplitude particulière : les voix et les pratiques présentées ne sont pas réduites à une seule aire culturelle, et le public est invité à passer d’un héritage régional à un autre au fil du concert.

  • Maaar : un trio vocal entre chants bretons et répertoire de travailleuses vénézuéliennes ;
  • Noemi Gasparini : une artiste aux origines italo-mexicaines ;
  • Serr-Sere : un ensemble de sept musiciens au croisement des cultures occitane, syrienne et égyptienne.
ÉmissionFormatDiffusion
Planète OcoraConcert enregistré en publicSamedi 31 octobre 2026
LieuStudio 105 de la Maison de la radio
ProlongementDisponible également en podcast

Une diffusion prolongée par le podcast

Le rendez-vous ne se limite pas à sa diffusion radiophonique : l’enregistrement est également proposé en podcast. Cette disponibilité permet de retrouver la deuxième partie du concert au-delà de son passage à l’antenne et de conserver un accès à une séance conçue autour de la diversité des traditions vocales. Pour France Musique, ce prolongement numérique accompagne la vocation de Planète Ocora : faire découvrir des répertoires parfois éloignés des circuits les plus exposés, tout en les replaçant dans leur contexte culturel et social.

Avec Maaar, Noemi Gasparini et Serr-Sere, la station publique met donc en avant une scène où la musique traditionnelle n’est pas présentée comme un patrimoine figé. Elle devient un espace de rencontre entre des territoires, des langues, des gestes professionnels et des revendications contemporaines. L’enregistrement du studio 105 donne à entendre cette circulation sous la forme d’un concert, puis la prolonge grâce au podcast.

Hélène Pastourel
Hélène IA Journaliste Radio en ligne

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