Un plombier, une coiffeuse ou un maçon peuvent-ils vraiment disposer d’un site internet en le temps de boire un café ? C’est la promesse affichée par ViziPlace, une plateforme française qui confie à l’intelligence artificielle toute la partie fastidieuse de la création. Plutôt que de nous contenter du slogan, nous avons déroulé le parcours tel que la plateforme le décrit, du premier clic à la décision finale. Voici le mode d’emploi, étape par étape.
Avant de commencer : ce qu’il faut avoir sous la main
Bonne nouvelle, la liste est courte. Il suffit de connaître :
- le nom de son entreprise et son métier ;
- la zone où l’on intervient ;
- les prestations que l’on propose ;
- la façon dont les clients peuvent joindre le professionnel (téléphone, WhatsApp).
Aucune carte bancaire n’est demandée pour démarrer, et aucun texte n’est à préparer : c’est l’IA qui rédigera.
Étape 1 : choisir son point d’entrée
ViziPlace propose trois portes d’entrée, selon le profil.
- Le professionnel a une fiche Google. Il saisit le nom de son entreprise, confirme qu’il s’agit bien de la sienne, et la plateforme récupère ses horaires, son adresse et ses avis. C’est la voie la plus rapide.
- Il n’a pas de fiche Google. Il choisit son métier dans une liste de plusieurs centaines de professions (plus de 400 selon la page d’accueil), précise où il travaille et ce qu’il propose, puis indique comment on le joint.
- Il préfère en parler. Valérie et David, les deux conseillers de ViziPlace, posent les bonnes questions sur WhatsApp et créent le site avec lui.
Étape 2 : regarder l’IA travailler
Une fois les informations transmises, la machine s’occupe de tout. Elle rédige les textes des prestations et de la page locale, propose trois logos – offerts – et compose une image de couverture adaptée au métier. Le professionnel peut aussi préférer ses propres photos. À ce stade, le site est déjà complet : en-tête avec la note Google, liste de services, avis, horaires, mentions légales rédigées d’avance et boutons d’action.
Étape 3 : relire, ajuster, choisir son style
Vient le moment de la relecture. Le site se retouche en langage courant grâce à un assistant IA : « ouvre aussi le samedi », « ajoute cette prestation », « essaie une couleur plus vive ». Le changement est préparé dans un aperçu et n’est mis en ligne qu’après validation. On peut aussi dicter un texte au micro ou choisir parmi neuf styles graphiques. Pendant la période d’essai, l’assistant accepte dix demandes.
Étape 4 : tester pendant sept jours
ViziPlace a prévu un calendrier précis pour l’essai :
- Jour 0 : le site est en ligne, à son nom, avec ses textes, ses images et son logo ;
- Jour 1 : le professionnel le personnalise (style, couleurs, photos) ;
- Jours 2 à 6 : il envoie le lien à ses clients, par WhatsApp ou par SMS, pour recueillir des réactions ;
- Jour 7 : il décide.
Pendant ces sept jours, les boutons d’appel, de WhatsApp et de devis fonctionnent. Sans formule payante ensuite, le site reste en ligne mais ses visiteurs ne peuvent plus joindre l’artisan depuis la page.
Étape 5 : choisir sa formule
- Pack Essentiel – 9,90 € HT par mois (11,88 € TTC) : une page à l’adresse viziplace.com/métier/nom, sans bandeau ViziPlace, avec appel en un clic, WhatsApp, formulaire de devis simple, 30 demandes à l’assistant par mois et assistance par e-mail. Payé à l’année : 99 € HT, soit deux mois offerts.
- Pack Pro+ – 19,90 € HT par mois (23,88 € TTC) : le site à son propre nom de domaine (.fr ou .com), une adresse e-mail professionnelle, un formulaire de devis personnalisé, 50 demandes par mois, une optimisation poussée pour Google et les moteurs IA, ainsi qu’une assistance par téléphone et WhatsApp sous 48 heures.
Dans les deux cas, pas d’engagement : l’arrêt se fait à tout moment depuis l’espace client, sans frais, et le paiement transite par Stripe.
Les pièges à éviter
- Croire que « 2 minutes » veut dire « terminé ». Le délai concerne la création : la relecture et l’ajout de ses propres photos demandent un peu plus de temps.
- Ne pas vérifier les informations reprises de la fiche Google. Horaires, adresse, jours de fermeture : un coup d’œil évite les erreurs.
- Oublier les mentions légales. Elles sont rédigées par la plateforme, mais c’est au professionnel de les compléter.
- Attendre la première place sur Google. ViziPlace ne la promet pas : la visibilité dépend aussi de la concurrence locale.
Notre avis : un parcours qui change la donne
Ce qui frappe, à la lecture de ce parcours, c’est l’inversion des rôles. D’ordinaire, le professionnel fournit le contenu puis attend que le prestataire livre. Ici, l’IA livre d’abord et l’artisan corrige ensuite. Avec un essai sans carte bancaire, aucun engagement et une formule complète à moins de 20 € HT par mois, l’approche a de quoi bousculer le marché des sites pour indépendants : une révolution tranquille pour qui n’a jamais eu le temps de s’en occuper. Pour s’en faire une idée, le plus simple est d’essayer sur viziplace.com.